vendredi 6 novembre 2009, 2h28 by
AP
--
Drapé dans sa cape noir et l'épée à la main: c'est un "Zorro" à la fois moderne et frisant parfois le lyrisme qui a virevolté jeudi soir sur la scène des Folies-Bergères lors de la première de gala du spectacle musical.
Dans cette adaptation française du spectacle musical déjà salué par la critique à Londres l'an dernier, le héros masqué créé il y a 90 ans par l'auteur américain Johnston McCulley n'a pas pris une ride. Il a été ovationné par un parterre de célébrités, dont la chanteuse Sylvie Vartan, l'acteur Jamel Debbouze, les humoristes Laurent Gerra et Yves Lecoq ou l'ancien champion de patinage artistique Philippe Candeloro, entre autres.
Ce Zorro haletant est rythmé par de trépidants tableaux de flamenco réglés au millimètre par un spécialiste du genre, le chorégraphe espagnol Rafael Amargo. D'ailleurs, figurent en bonne place au livret plusieurs tubes revisités des Gipsy Kings dont "Bamboleo", "Jobi, Joba" ou "Baila me".
Le spectacle musical se veut une adaptation du roman éponyme de la romancière chilienne Isabel Allende, et fait renouer avec les origines du héros, et de la légende, entre Espagne et Californie, avec en toile de fond un lourd secret familial...
Le jeune Laurent Ban campe un Diego de la Vega/Zorro tonique et fanfaron qui se joue des antagonismes de la mise en scène, où modernité et humour font bon ménage, en dépit de certains clichés sur la culture hispanique ou de quelques élans de lyrisme pouvant prêter à sourire par leur théâtralité. Mais la mise en scène de Christopher Renshaw réserve aussi des temps forts dont des moments de magie, au propre comme au figuré...
Le reste de la distribution est à l'unisson, de Liza Pastor, (Luisa, l'amoureuse de Don Diego/Zorro) à Benoît de Gaulejac en sergent Garcia aussi truculent qu'émouvant. A noter, la performance de Georges Beller dans le double-rôle du vieux gitan conteur et de Don Alejandro, ou encore le jeu subtil et ambigu de Yann Duffas (Ramon).
AP
xrao/xo/cov
|