mercredi 25 novembre 2009, 20h17 by
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Avec neuf albums publiés depuis 1991, dont deux (La Mémoire neuve et Remué) sont des manifestes intimistes - et jamais narcissiques -, le chanteur Dominique A pouvait penser que sa notoriété était établie. N'est-il pas le premier à avoir trouvé le plus court chemin entre la new wave anglo-saxonne et la chanson d'ici, autrement dit entre The Cure et Barbara ?
Le nom de Dominique A figurait curieusement dans la sélection du prix Constantin, décerné le 9 novembre par un jury de journalistes et de disquaires pour récompenser la 'révélation' de l'année. Bredouille, le Bruxellois d'adoption est reparti en tournée pour défendre un des répertoires français les plus consistants, enrichi d'un album pop séducteur, La Musique. Il joue et chante au Casino de Paris le 26 novembre.
Comment avez-vous accueilli votre nomination au prix Constantin ?
J'étais un peu vexé d'être perçu comme un éternel 'talent émergent', mais il faut voir aussi que ce prix a permis de mettre mon disque en avant. Je n'ai donc considéré que l'aspect petit soldat de promotion. Le prix Constantin traduit tout de même l'ignorance d'une partie des médias à partir du moment où la musique n'est pas validée par un succès de masse. Je me souviens avoir fait un entretien avec le 'spécialiste de la chanson française' d'une radio du Sud-Ouest. Le type m'avait découvert avec L'Horizon, mon septième album, et m'a demandé : 'Où sont passés les six autres ?'
C'est aussi vous renvoyer à la case départ.
Je n'ai pas répondu aux attentes du grand public. Mes chansons ont répondu à un désir jusqu'au milieu des années 1990 ; aujourd'hui, elles correspondent à une niche. Il y a des moments où ça me déprime, quand je m'aperçois que je joue dans la même salle qu'il y a quatorze ans. Pour cette tournée, j'ai souhaité casser la routine en allant dans des centres culturels et des théâtres, donc plutôt devant des abonnés. Je suis là pour présenter ce que je fais, pas pour convaincre à tout prix. En lire plus sur LeMonde.fr
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