vendredi 27 novembre 2009, 15h54 by
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Le droit d'exploitation éditoriale de certaines des plus célèbres chansons de Claude François change de main. Jeune Musique, détenu par son fils Claude François Jr à 80 %, vient d'être racheté. Affichant un chiffre d'affaires respectable (590 000 euros en 2009), ce catalogue musical est riche d'une centaine de chansons, dont la célèbre Comme d'habitude (et sa version en anglais, My Way).
La société de production musicale Because s'est associée à un groupe d'investisseurs financiers incluant notamment Xavier Niel, patron d'Iliad/Free, Alexandre Kartalis et Olivier Rosenfeld. Claude François Jr reste actionnaire minoritaire de la holding constituée à cette occasion. Cette cession ne concerne pas les droits de propriété intellectuelle, inaliénables, réservés aux auteurs et compositeurs ou à leurs ayants droit, ici les fils de Clo-Clo, Claude et Marc.
Avec plus d'un millier d'interprétations dans des dizaines de langues, My Way est une adaptation, par l'Américain Paul Anka, de Comme d'habitude, dont Claude François a signé les paroles et la musique en collaboration avec Jacques Revaux et Gilles Thibaut. Ses retombées éditoriales sont parmi les plus importantes au monde, et se poursuivront, selon les termes de la loi, soixante-dix ans après la mort du dernier auteur. Composée en 1967, la chanson est reprise par Frank Sinatra, puis par Elvis Presley. Depuis, My Way est l'une des trois chansons les plus interprétées au monde, générant près d'un million d'euros de recettes et de droits par an. Mais ses nouveaux acquéreurs pensent faire mieux.
Claude François avait créé des sociétés lui permettant de contrôler son succès. Parallèlement au label de disques Flèche Productions, le chanteur né en 1939 en Egypte, mort en 1978, avait fondé les éditions Isabelle Musique, cédées en 2000 à EMI Publishing, et Jeune Musique, en 1967.
Joyaux de la période disco
Le catalogue de Jeune Musique comprend les joyaux de la période disco, Alexandrie, Alexandra et Magnolias for Ever, composée avec Jean-Paul Bourtayre. Les paroles étaient d'Etienne Roda-Gil, dont deux des ayants droit, ses fils Vladimir et Numa, contestaient la gestion éditoriale de Jeune Musique. En lire plus sur LeMonde.fr
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